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Le plan chinois de l'énergie solaire spatiale : une initiative gigantesque qui suscite l'émoi des experts.
La Chine projette de construire une centrale solaire spatiale (SSP) en orbite géostationnaire (36 000 km) pour capter l'énergie et la renvoyer sur Terre. Ce grand projet, visant une production continue et dix fois plus intense qu'au sol, nécessitera l'assemblage de milliers de satellites via des fusées Longue Marche-9. Comparé au barrage des Trois Gorges, il soulève d'importants défis techniques et financiers. Les USA, l'ESA et le Japon (démonstration en 2026) explorent aussi cette technologie.
Une centrale solaire va commercialiser son électricité à un prix incroyable de 0,01 €/kWh.
Engie a sécurisé le financement de sa plus grande centrale solaire, Khazna (1,5 GW), aux Émirats arabes unis. Elle vendra sa production à EWEC pour 30 ans au prix de 0,012 €/kWh, un tarif très bas. Le projet est codétenu par Masdar (60%) et Engie (40%), avec une livraison prévue en 2028. Longi fournira 3 millions de panneaux et PowerChina réalisera l'EPC. Ce prix reflète le fort rayonnement solaire et la main-d'œuvre locale.
Énergies vertes : une production historique confrontée à l'incertitude politique et à l'exaspération des filières.
L'Observ'ER a publié son baromètre annuel le 21 janvier, constatant une production record d'électricité renouvelable en 2025, mais un avenir politique incertain. La France a raccordé 7 GW de nouvelles capacités en 2025, portant le parc à plus de 86 GW. En 2024, la production a atteint 155 TWh, soit 31,3% de la consommation électrique. Les filières, dont la FNCCR, réclament un cadre clair pour atteindre l'objectif de 40% d'ici 2030, estimé à 32,5% en 2025.
Malgré les aides, la géothermie française peine toujours à décoller.
La Cour des comptes, dans son rapport du 13 janvier, constate que la géothermie ne représente que 1% de la consommation finale de chaleur en France et 5,5% de la production thermique des réseaux en 2023. Elle juge les aides publiques insuffisantes pour lever les freins structurels. La Cour préconise de repenser les aides, clarifier la couverture des risques de forage et renforcer la connaissance du sous-sol. La DGEC reconnaît ces constats et cite le plan d'action national géothermie de 2023.
Subventions PAC 2026 : l'État restreint l'aide aux modèles européens.
Le gouvernement réforme les aides aux pompes à chaleur (PAC) dès septembre 2026. Seuls les modèles avec circuit frigorifique assemblé en Europe bénéficieront du bonus CEE maximal (3500€ vs 700€), soit un écart de 400%. Cette mesure vise la souveraineté industrielle et une production française de 500 000 unités/an (vs 300 000). La liste agréée sera publiée le 1er juillet 2026.
Révolution énergétique en Europe : le solaire et l'éolien surpassent les énergies fossiles.
En 2025, l'éolien et le solaire dépasseront les énergies fossiles en Europe, selon l'European Electricity Review. Ces renouvelables atteindront 30,1% de la production électrique de l'UE, contre 29% pour les fossiles. La production solaire photovoltaïque est prévue à 369 TWh en 2025, soit une hausse de 20% sur un an, portée par la baisse des coûts en dix ans. Cette bascule vise à réduire la dépendance de l'UE aux combustibles importés.
Une technique innovante pour récupérer d'énormes quantités de lithium.
Les chercheurs de Columbia Engineering ont développé S3E, une nouvelle méthode d'extraction du lithium des saumures, publiée le 24 janvier 2026. Cette technique utilise un solvant sensible à la température, permettant une extraction plus rapide, moins coûteuse et respectueuse de l'environnement. Elle offre une sélectivité 10 fois supérieure au sodium et 12 fois au potassium, exploitant des réserves inaccessibles aux méthodes actuelles.
L'essor des bioénergies : quelles matières premières biomassiques utiliser ?
Les bioénergies, intégrées à la programmation énergétique nationale (SNBC, Ademe), sont un levier clé de la transition d'ici 2050, en complément de l'électrification des usages. Elles représentent actuellement 150-170 TWh/an, soit plus de 10% de l'énergie finale. Cependant, les quantités de biomasse nécessaires pour atteindre les objectifs publics sont introuvables. Le débat, confiné aux milieux académiques, doit s'ouvrir à la société pour des politiques cohérentes, impliquant des évolutions agricoles et alimentaires.
Les énergies renouvelables dominent les fossiles en Europe.
Selon un rapport d'Ember publié le 22 janvier, l'éolien et le solaire ont pour la première fois dépassé les énergies fossiles en production électrique dans l'UE en 2025. Ces deux sources ont fourni 30,1% (841 TWh) de l'électricité, contre 29% (809 TWh) pour les fossiles. Les renouvelables ont atteint 48% du mix total, un niveau proche de 2024. 14 États membres, dont les Pays-Bas et la Croatie en 2025, ont vu cette bascule.
MaPrimeRénov' en pause : votre dossier sera-t-il l'un des rares à être approuvé cette année ?
MaPrimeRénov’ est suspendue depuis le 1er janvier 2026, faute de budget voté. Cette interruption temporaire impacte lourdement le secteur BTP et 62 000 artisans. Les acteurs doivent anticiper ces défis.
Les subventions pour les pompes à chaleur privilégieront la production européenne.
Le ministère de l'Industrie annonce que les aides publiques pour les pompes à chaleur (Pac) privilégieront désormais les appareils fabriqués en Europe. Cette mesure vise à soutenir la production industrielle européenne et française, garantir la performance des équipements et contrer les importations asiatiques. Les bonus CEE dédiés à certaines Pac seront également réservés aux modèles répondant à ces critères. Les projets de textes sont actuellement en consultation.
Pompes à chaleur et CEE : la stratégie européenne, un nouveau moteur industriel.
L'État a acté le 23 janvier 2026 un conditionnement des bonifications CEE pour les pompes à chaleur (PAC) dès 2026. L'accès sera réservé aux équipements agréés, justifiant d'une certification qualité et d'une fabrication industrielle en Espace économique européen (EEE). Pour les PAC monoblocs, l'assemblage final du circuit frigorifique sera requis en EEE, et pour les splits, au moins un sous-ensemble. Cette réforme vise à sécuriser la production européenne et décarboner le bâtiment.
LGV Sud-Ouest : Les collectivités locales excluent le financement privé.
Les acteurs publics locaux des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax refusent le recours au financement privé pour leurs projets. Cette opposition intervient après la conférence Ambition France transport, qui a soulevé la possibilité d'accroître les investissements privés dans les infrastructures ferroviaires. L'État, confronté à des caisses vides, tend à réduire ses dépenses dans les infrastructures, faisant de ces investissements une variable d'ajustement. Les élus locaux s'opposent à ce que l'État se défausse de ses responsabilités.
Votre subvention pour ce type de pompe à chaleur sera divisée par cinq dès 2026.
Dès septembre 2026, le Gouvernement modifie l'éligibilité des pompes à chaleur aux CEE. Seuls les modèles "produits en France, performants et de bonne qualité", avec un circuit frigorifique assemblé dans l'EEE, recevront 3 500 € d'aide. Les autres modèles n'obtiendront que 700 €, soit une aide divisée par cinq. Cette mesure, dont la liste officielle sera en juillet 2026, vise à soutenir l'industrie locale.
Les défis clés des très petites entreprises en vue des élections locales.
Fiducial a publié son baromètre en janvier 2026, évaluant la situation économique des TPE au T4 2025 et leurs préoccupations concernant l'emploi, la fiscalité et la sécurité, à l'approche des élections municipales. Les dirigeants de TPE n'ont toujours pas confiance dans l'économie française. Ce constat fait suite à un niveau de confiance déjà au plus bas au T3 2025. Les résultats du T4 2025, dévoilés fin janvier 2026, confirment cette tendance.
Bpifrance soutient financièrement le cimentier Hoffmann Green.
Le cimentier Hoffmann Green Cement, spécialiste des ciments sans clinker, a reçu un soutien financier de Bpifrance. Ce nouvel apport vise à accélérer la recherche de matériaux moins émissifs en CO2. L'entreprise, qui opère deux usines vendéennes (H1 et H2 à Bournezeau), pourra ainsi intensifier ses efforts pour développer des ciments bas carbone et décarboner l'industrie.
La RE 2020 et la consommation énergétique des constructions : des révisions programmées pour juillet 2026.
Le ministère de la Transition écologique ajuste la RE 2020 pour les bâtiments neufs. Un décret et un arrêté sont en consultation jusqu'au 9 février, pour une entrée en vigueur le 1er juillet 2026. Ces mesures modulent les seuils pour les grandes hauteurs, les surfaces extérieures et les IGH, réduisant l'ambition de décarbonation pour 2028 et 2031 pour ces derniers. Des adaptations sont aussi prévues pour les RCU et les surélévations de moins de 30% de la surface initiale, afin de concilier performance et qualité d'usage.
Cairn cherche à rationaliser l'investissement dans les énergies renouvelables.
Charles de Dumast et Raphaël de Mas Latrie de Cairn Finance constatent une complexification des financements pour les projets d'énergies renouvelables. Cette analyse provient de leurs échanges réguliers avec des développeurs du secteur. Charles de Dumast anticipe que les modalités de financement de ces projets seront plus ardues. Cairn Finance, via ses experts, identifie ainsi une tendance majeure sur le marché. Ce constat est le fruit d'une observation continue.
France Hydrogène dévoile son bilan d'activités pour l'année 2025.
France Hydrogène a publié son rapport d'activités 2025. Son contenu est réservé aux membres. La page décrit les avantages d'adhérer : représentation auprès d'acteurs publics/privés, intégration au réseau de la filière hydrogène, et accélération de projets. L'association fédère entreprises, recherche, collectivités et citoyens pour la transition énergétique et la croissance économique. Toute adhésion requiert l'acceptation de ses statuts.
Japon : la plus grande centrale nucléaire du monde, à peine relancée, est déjà à l'arrêt.
Le Japon a stoppé le 22 janvier 2026 le réacteur n°6 de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande centrale nucléaire du monde, quelques heures après son redémarrage. Ce réacteur, exploité par TEPCO, était à l'arrêt depuis près de 14 ans. Une alerte du système de surveillance des barres de contrôle s'est déclenchée durant la montée en puissance. TEPCO a décidé d'arrêter pour inspection, sans calendrier de reprise. Cette situation intervient alors que le pays vise à réduire sa dépendance aux énergies fossiles.
Les associations Observ'ER et FNCCR restent mesurées malgré le nouveau record de l'électricité renouvelable.
L'édition 2025 du baromètre Observ'ER témoigne d'une "année record" pour l'électricité renouvelable en France, avec 32,5% de la consommation couverte par les EnR en 2025 (contre 31,4% en 2024). Le photovoltaïque domine, représentant plus de 5GW sur les 7GW de nouvelles capacités installées, et devient la première puissance EnR. L'autoconsommation progresse, notamment via les collectivités.
En Europe, l'électricité issue du solaire et de l'éolien surclasse celle des combustibles fossiles.
En 2025, la production d'électricité solaire et éolienne a dépassé celle des énergies fossiles en Europe, une première selon le think tank Ember. Les renouvelables variables ont atteint 30% du mix électrique de l'UE, contre 29% pour les fossiles. Le solaire a augmenté de plus de 20%, atteignant 13%, et l'éolien 16,9%. La part du charbon est tombée à 9,2%, un plus bas historique. Ces données, consolidées en janvier 2026, marquent une transition énergétique européenne accélérée.
Lidl propose des réductions attractives sur l'équipement énergétique pour les soldes.
Lidl propose des rabais sur plusieurs produits énergétiques à l'occasion des soldes d'hiver 2026. Le kit station solaire TRONIC TSBK 400 A1 (370 Wc) est à 279 € (-20%), avec un amortissement espéré en 3 ans. Le chargeur solaire pliable TRONIC 100W est vendu 118,30 € (-30%). Enfin, le chargeur portable pour véhicules électriques de 1,8 kW est à 79 € (-50%), permettant de récupérer 100 km d'autonomie en 10h.
L'énergie en chiffres.
Le Service des données et études statistiques (SDES) a publié l'édition 2025 de ses 'Chiffres clés de l’énergie' le 22 janvier 2026, basée sur des données d'octobre 2025. Cette publication vise à éclairer le débat sur la politique énergétique en France et dans le monde. Elle fournit des informations sur la production, la consommation et les prix des différentes formes d'énergie. Le site du SDES propose aussi une infographie et des tableaux de données téléchargeables.
Au Parlement européen, l'UE déchirée par ses enjeux stratégiques, du Groenland au Mercosur.
Du 20 au 23 janvier, les eurodéputés ont voté sur des dossiers sensibles, illustrant les lignes de fracture de l'UE. Le Parlement européen a dénoncé les menaces commerciales et politiques des États-Unis contre le Danemark concernant le Groenland, appelant à une réponse européenne unifiée. Des débats ont aussi eu lieu sur la défense commune, l'accord UE-Mercosur et la compétitivité des entreprises face à la concurrence américaine et chinoise, dans un contexte géopolitique tendu.
Le fabricant chinois de panneaux solaires n'est plus rentable.
Le fabricant LONGi remplacera l'argent par du cuivre dans ses panneaux solaires dès le T2 2026. Cette décision est due à la rareté et l'envolée du cours de l'argent, passé de moins de 25 dollars (2021-2023) à 89 dollars début 2026. L'argent représente 14% du coût d'un panneau. Le cuivre, 3 000 fois plus disponible et 100 fois moins cher, offre une conductivité similaire, malgré des défis de réactivité et de corrosion.
La Chine, seule nation où la croissance verte n'est pas une chimère.
L'article du 22 janvier 2026 indique que la croissance verte est une illusion, la Chine étant le seul pays à avoir un modèle apparent, via des subventions massives. Ce modèle chinois domine la transition énergétique mais est menacé par des surcapacités. En Europe, la baisse de la demande d'énergie résulte surtout de la délocalisation industrielle vers l'Asie. Le rapport SNBC3 de 2024 illustre cela: les émissions réelles de la France (563 Mt CO2e) dépassent de 52% les émissions nationales (369 Mt CO2e).
Le manque de vision stratégique pour les énergies renouvelables fragilise notre secteur énergétique.
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER), par la voix de son président Jules Nyssen, critique le manque de visibilité de l'État pour les filières. Cette situation nuit à la souveraineté nationale. La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) n'est pas publiée, la stratégie nationale bas carbone (SNBC) est insuffisamment financée, et aucun nouvel appel d'offres n'est lancé pour le solaire ou l'éolien terrestre. Ces carences surviennent alors que la transition énergétique est un impératif économique et géopolitique.
Engie et PepsiCo officialisent un accord historique sur le biométhane au Royaume-Uni.
Engie a signé le 21 janvier un contrat inédit de 10 ans avec PepsiCo UK pour la fourniture de biométhane, une première pour l'agroalimentaire britannique. Ce contrat est adossé à la construction par Engie d'une nouvelle usine de méthanisation près de Leeds. Cette centrale produira 60 GWh de biométhane annuellement, exclusivement pour PepsiCo. Engie vise une capacité de production annuelle de 10 TWh d'ici 2030 en Europe, affirmant son rôle dans la décarbonation industrielle.
Énergie bas-carbone : le piège de la demande.
En 2026, alors que le règlement CRCF s'opérationnalise, I4CE dresse le bilan du Label Bas-Carbone (LBC) après 6 ans. Le LBC a mobilisé près de 2 000 propriétaires forestiers et 4 000 agriculteurs français dans des pratiques bas-carbone, avec un impact potentiel de 8 MtCO2. L'offre de projets, notamment forestiers et agricoles, a crû. Néanmoins, la demande de financement actuelle est insuffisante pour soutenir tous les projets.