Gestion des déchets : l'AIMCC dénonce un "scandale d'État" avec la REP-PMCB.
Le "scandale d'État" de la Rep-PMCB dissimule que 80% des déchets de chantier restent non tracés, malgré 200 M€ d'éco-contributions annuelles, bloquant l'objectif de 70% de recyclage du BTP.
Résumé de l'article
Lors de sa conférence de presse annuelle du 28 janvier 2026 à Paris, l'AIMCC, représentant 36 organisations et 430.000 salariés, a dénoncé la filière Rep-PMCB comme un "scandale d'État". Son président, Philippe Gruat, a exprimé la préoccupation de l'association face aux faibles niveaux d'activité des industriels de la construction. L'AIMCC anticipe une reprise modérée pour le BTP en 2026, avec quelques signes positifs dans les TP, basé sur son enquête annuelle.
Analyse Expert
La filière de Responsabilité Élargie du Producteur pour les Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment (REP PMCB), opérationnelle depuis 2023, est au cœur d'une crise, l'AIMCC la qualifiant de "scandale d'État" face à un dispositif jugé dysfonctionnel. Malgré un objectif européen de 70% de valorisation des déchets de construction et démolition d'ici 2020, et un taux français de 67% en 2022, l'article révèle que 80% des déchets de chantier restent non tracés, compromettant cet objectif. Les 200 millions d'euros d'éco-contributions annuelles mentionnés contrastent avec les 465 millions d'euros déjà collectés par les éco-organismes en janvier 2026, soulignant un décalage financier majeur. Ce contexte réglementaire chaotique survient alors que le secteur du BTP anticipe une reprise modérée en 2026 après une baisse de 4% en 2025, freinée par l'instabilité et un manque de visibilité.
**Analyse Critique**
L'accusation de "scandale d'État" de l'AIMCC met en lumière les profondes lacunes de la REP PMCB, dont la "refondation" est en cours suite à une année 2025 chaotique marquée par des retards et un maillage insuffisant des points de collecte. Le problème des 80% de déchets non tracés révèle une défaillance systémique de la traçabilité, un objectif pourtant clé de la loi AGEC. Si les éco-contributions ont fortement augmenté en 2024 (jusqu'à 213% pour certains barèmes), leur efficacité est remise en question par la persistance des dépôts sauvages et le faible taux de réemploi, inférieur à 1% des déchets du BTP. Cette situation entrave non seulement la transition écologique mais pèse aussi sur la compétitivité et la visibilité économique des acteurs du BTP, dont la FFB qui appelle également à une refonte ciblée du dispositif.
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