Foncia constate une crise locative d'une ampleur inédite en plus d'un demi-siècle.
La "tension locative structurelle" découle notamment de l'exclusion progressive de 700 000 logements du parc locatif par les DPE F et G, accentuant la pénurie pour les ménages modestes.
Résumé de l'article
Foncia, premier loueur de France avec 700 agences, a présenté le 28 janvier 2026 son bilan d'activité 2025. Zahir Keenoo, président de Foncia ADB, constate une "tension locative structurelle" due à moins de logements disponibles et un recul de la mobilité résidentielle. Le groupe, qui gère 400.000 biens, observe une crise locative "du jamais vu en plus de 50 ans", malgré une reprise en dents de scie des transactions dans l'ancien. Foncia adapte son offre face à cette situation.
Analyse Expert
Le marché locatif français traverse une crise sans précédent, Foncia évoquant une "tension locative structurelle" due à une offre de logements divisée par deux depuis 2021 et une baisse supplémentaire de 10% en 2025. Cette pénurie est exacerbée par l'exclusion progressive des "passoires énergétiques" (DPE F et G) du parc locatif, estimées à 3,9 millions au 1er janvier 2025, soit 12,7% des résidences principales. Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, et ceux classés F le seront à partir de 2028, impactant directement les ménages modestes. Parallèlement, l'Indice de Référence des Loyers (IRL) a progressé de 0,79% sur un an au 4ème trimestre 2025, encadrant les augmentations légales.
**Analyse Critique**
La déclaration de Foncia sur une crise locative "du jamais vu en plus de 50 ans" est étayée par une raréfaction drastique de l'offre, comme le confirme la diminution de 7% des logements disponibles à la location en 2025. Si le marché des transactions a montré une légère reprise en 2025, la crise locative persiste, poussant le gouvernement à lancer un plan "Relance logement" visant 50 000 logements locatifs neufs dès 2026. Un angle mort important réside dans la réforme du calcul du DPE pour les logements chauffés à l'électricité, qui pourrait reclasser environ 850 000 biens hors des catégories F/G à partir de janvier 2026, allégeant temporairement la pression sans améliorer la performance intrinsèque. Cette situation complexe souligne le défi de concilier objectifs de transition énergétique et accès au logement décent, dans un contexte où la Directive Européenne sur la Performance Énergétique des Bâtiments (EPBD) pousse à la neutralité carbone d'ici 2050.
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