Nucléaire Industrie Résultats Attendre

En déversant plus de 200 000 barils de déchets radioactifs dans l’océan Atlantique, les Américains et Français ont sans doute perturbé les écosystèmes marins

Lire l'article original · L'Energeek 1 source Résultats

En une phrase

La campagne NODSSUM documente une corrosion avancée et une radioactivité supérieure aux prévisions sur des fûts immergés par 4 700 mètres, sans événement majeur établi ni impact écologique quantifié avant les résultats complets attendus début 2027.

Action

Attendre.

Déclencheur

Publication des premiers résultats complets de l’étude, attendus début 2027

200 000 fûts Fûts de déchets radioactifs reposant dans l’Atlantique
4 700 mètres Profondeur des fûts inspectés
3 355 barils Barils localisés par le robot UlyX en juin 2025 sur 163 km²
2 % Part de la surface totale de largage couverte par cette cartographie

Sous pression

  • écosystèmes marins des grands fonds

Analyse

La corrosion des fûts et une radioactivité supérieure aux prévisions sont constatées, mais l’effet sur les écosystèmes et la bioaccumulation ne sont pas encore établis ; les analyses en laboratoire doivent livrer leurs résultats complets début 2027. - Le dossier porte sur un stock historique immergé dont le confinement n’était pas conçu pour durer et qui n’a jamais fait l’objet d’un suivi : la campagne transforme une incertitude ancienne en données mesurées, ce qui déplace la question du risque radiologique des grands fonds vers une surveillance organisée (OSPAR) plutôt que vers une récupération des fûts. - Action : Attendre. La preuve manquante est le résultat des analyses de laboratoire sur l’eau, les sédiments et les organismes prélevés (dispersion des radionucléides et bioaccumulation), qui déterminera s’il existe un impact écologique ou radiologique significatif. (déclencheur : Publication des premiers résultats complets de l’étude NODSSUM, attendus début 2027 selon la source.)

Fait rapporté : La mission NODSSUM du CNRS rapporte, après une campagne menée du 27 mai au 28 juin 2026 à bord du navire Pourquoi Pas, que des fûts de déchets radioactifs immergés dans l’Atlantique Nord-Est par 4 700 mètres de fond présentent une corrosion sévère, certains étant éventrés, et que les mesures sur place indiquent des niveaux de radioactivité supérieurs aux prévisions sans constituer pour autant un événement majeur selon les chercheurs.

(8 nov. 2026, 06:50+00:00) : « Les mesures effectuées sur place indiquent des niveaux de radioactivité supérieurs aux prévisions, sans constituer pour autant un événement majeur, selon les chercheurs. » (8 nov. 2026, 06:50+00:00) (8 nov. 2026, 06:50+00:00)1

Avant cette campagne, l’impact de ce stock sur les écosystèmes des grands fonds et le risque radiologique associé n’étaient pas connus ; une première campagne en juin 2025 avait localisé 3 355 barils sur 163 km², soit à peine 2 % de la surface totale de largage.

(8 nov. 2026, 06:50+00:00) (8 nov. 2026, 06:50+00:00)1

Des conteneurs conçus pour un confinement d’une vingtaine d’années se corrodent en eaux profondes et libèrent de la matière contaminée sur les sédiments ; des organismes benthiques colonisent ces structures, d’où la recherche d’une bioaccumulation de radionucléides dans la chaîne alimentaire abyssale.

(8 nov. 2026, 06:50+00:00) (8 nov. 2026, 06:50+00:00)1

Le CNRS (campagne NODSSUM), l’OSPAR qui utilise déjà les données pour renforcer la surveillance des sites, et les États ayant immergé (France, États-Unis, Royaume-Uni en tête) sont concernés ; l’horizon connu est celui des analyses de laboratoire, plusieurs mois, avec des résultats complets attendus début 2027, sans qu’aucun programme de remontée des barils ne soit mentionné.

(8 nov. 2026, 06:50+00:00) (8 nov. 2026, 06:50+00:00) (8 nov. 2026, 06:50+00:00)1

Les chercheurs eux-mêmes qualifient les niveaux mesurés de faibles et non constitutifs d’un événement majeur ; l’observation de fûts corrodés et de matière contaminée répandue est rapportée via le magazine Science et Vie, le rapport primaire de la campagne n’étant pas fourni, et l’impact écologique reste à établir par les analyses en cours.

(8 nov. 2026, 06:50+00:00) (8 nov. 2026, 06:50+00:00)1

Le dossier porte sur un stock historique immergé dont le confinement n’était pas conçu pour durer et qui n’a jamais fait l’objet d’un suivi : la campagne transforme une incertitude ancienne en données mesurées, ce qui déplace la question du risque radiologique des grands fonds vers une surveillance organisée (OSPAR) plutôt que vers une récupération des fûts.

La mission NODSSUM du CNRS rapporte, après une campagne menée du 27 mai au 28 juin 2026 à bord du navire Pourquoi Pas, que des fûts de déchets radioactifs immergés dans l’Atlantique Nord-Est par 4 700 mètres de fond présentent une corrosion sévère, certains étant éventrés, et que les mesures sur place indiquent des niveaux de radioactivité supérieurs aux prévisions sans constituer pour autant un événement majeur selon les chercheurs.

La corrosion des fûts et une radioactivité supérieure aux prévisions sont constatées, mais l’effet sur les écosystèmes et la bioaccumulation ne sont pas encore établis ; les analyses en laboratoire doivent livrer leurs résultats complets début 2027.

Publication des premiers résultats complets de l’étude NODSSUM, attendus début 2027 selon la source.

Niveau de bioaccumulation des radionucléides dans les organismes abyssaux prélevés

Où en est-on

  1. Rumeur
  2. Annonce
  3. Document de travail
  4. Consultation
  5. Décision
  6. En vigueur
  7. Résultats

Ce qu'on ne sait pas encore

  • Bioaccumulation des radionucléides
  • Impact écologique quantifié

Sources

  1. [1] L'Energeek, « En déversant plus de 200 000 barils de déchets radioactifs dans l’océan Atlantique, les Américains et Français ont sans doute perturbé les écosystèmes marins »,