Daniel Kretinsky, un partenaire clé pour TotalEnergies.
L'opération, qui ancre 2 Mt/an de GNL et 14 GW de centrales à gaz dans le portefeuille de TotalEnergies via Daniel Kretinsky, "roi du charbon", hypothèque l'ambition d'une décarbonation rapide avec 4,8 Mt de CO2 annuels supplémentaires.
Résumé de l'article
Le 16 novembre, TotalEnergies a signé un accord avec EPH de Daniel Kretinsky pour créer une coentreprise 50/50. TotalEnergies acquiert 50% des actifs d'EPH en Europe de l'Ouest (10,6 Md€) pour 5,1 Md€ en actions, Kretinsky recevant 4,1% des actions TotalEnergies. La JV gérera 14 GW de centrales gaz, biomasse et stockage par batteries, avec 5 GW de projets en développement. Cette opération vise l'objectif de 100 GW d'actifs électriques d'ici 2030 et assure un débouché européen au GNL.
Analyse Expert
L'accord de TotalEnergies avec EPH de Daniel Kretinsky, impliquant l'acquisition de 50% d'actifs gaziers, de biomasse et de stockage par batteries pour 5,1 Md€, s'inscrit dans la stratégie du groupe d'atteindre 100 GW d'actifs électriques d'ici 2030 et d'assurer des débouchés au GNL. Cette opération survient alors que l'Union Européenne s'est fixé des objectifs climatiques ambitieux, visant une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et la neutralité carbone d'ici 2050. Le prix du gaz naturel en Europe a montré une certaine volatilité en 2024, avec une moyenne de 115 €/MWh, et des prévisions de baisse sur les marchés de gros à l'horizon 2027-2029. Dans ce contexte, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique européen a atteint 47% en 2024, tandis que celle des combustibles fossiles a diminué, soulignant une transition énergétique en cours.
**Analyse Critique**
L'opération de TotalEnergies, en intégrant 14 GW de centrales à gaz et en sécurisant 2 Mt/an de GNL, révèle une stratégie qui, bien que présentée comme une étape de la transition, consolide la place du gaz fossile. L'ajout de 4,8 Mt de CO2 annuels supplémentaires par ces actifs compromet l'ambition d'une décarbonation rapide, malgré le fait que les centrales à gaz émettent moins de CO2 (environ 418 g CO2/kWh) que le charbon (1060 g CO2/kWh). Cette dépendance accrue au gaz, un combustible fossile, contraste avec les objectifs européens contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et l'évolution du mix électrique européen qui voit la part du gaz décliner depuis cinq ans. La collaboration avec Daniel Kretinsky, "roi du charbon", accentue les interrogations sur la cohérence de cette stratégie avec une véritable accélération de la transition énergétique vers des sources entièrement décarbonées.
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