Comment 700 000 habitations ont-elles cessé d'être des passoires énergétiques ?
Le recul de 700 000 passoires thermiques via un changement de calcul DPE permet d'éviter près de 15 milliards d'euros de travaux de rénovation, au risque de ralentir la décarbonation du parc immobilier français.
Résumé de l'article
Suite à une décision de l'ancien gouvernement Bayrou en août dernier, le coefficient de conversion de l'électricité pour le calcul du DPE a été modifié. Appliqué depuis le 1er janvier 2026, ce changement a permis à 700.000 logements de ne plus être classés F ou G, les faisant sortir du statut de passoire thermique. Cette mesure vise à relancer le marché locatif, mais plusieurs acteurs du BTP déplorent un risque de ralentissement des chantiers de rénovation énergétique.
Analyse Expert
Le récent ajustement du DPE, effectif depuis le 1er janvier 2026, modifie le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9, alignant ainsi la France sur les standards européens et reconnaissant la faible intensité carbone du mix électrique national. Cette décision est censée faire sortir environ 850 000 logements des catégories F ou G, les soustrayant au statut de passoire thermique sans nécessiter de travaux réels. Cette mesure intervient dans un contexte de forte tension sur le marché locatif, où les interdictions de louer les logements les plus énergivores (catégorie G depuis janvier 2025, F en 2028) ont réduit l'offre disponible.
**Analyse Critique**
Si cette révision du DPE vise à soulager le marché locatif et à corriger une pénalisation historique de l'électricité, elle soulève des questions fondamentales sur l'ambition de la transition énergétique. Les professionnels du bâtiment, comme la Capeb et Coénove, dénoncent une "amélioration artificielle" qui risque de ralentir les chantiers de rénovation effective et de pénaliser l'activité artisanale. Le fait d'éviter potentiellement des milliards d'euros de travaux, alors que le coût moyen d'une rénovation complète pour sortir une passoire thermique est significatif (environ 40 000 € pour un G, et jusqu'à 80 000 € pour passer de G à B pour une maison de 100m²), peut dissuader les investissements. De plus, la suspension de MaPrimeRénov' depuis le 1er janvier 2026, faute de budget, envoie un signal contradictoire et fragilise l'atteinte des objectifs européens de décarbonation et de rénovation massive du parc immobilier d'ici 2030.
Sources de l'analyse
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