La libéralisation de l'hydroélectricité se dessine.
L'Éclairage Watts Else
"Cette proposition de loi, répondant à plus de quinze ans de pression de Bruxelles et de menaces de contentieux pour non-respect de la concurrence, arrive alors que l'état du parc hydroélectrique français nécessite 5 Mds€ d'investissements."
Résumé de l'article
Une proposition de loi a été déposée hier à l'Assemblée nationale par Marie-Noëlle Battistel (PS) et Philippe Bolo (Modem). Elle vise à relancer les investissements dans le secteur de l'hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique. Ce texte met en œuvre l'accord trouvé en 2025 concernant l'ouverture au marché des barrages hydroélectriques. L'objectif est de préciser les modalités de cette ouverture.
Analyse Expert
Une proposition de loi visant à relancer les investissements dans l'hydroélectricité a été déposée à l'Assemblée nationale, concrétisant l'accord trouvé en 2025 entre la France et la Commission européenne après plus de quinze ans de contentieux sur l'ouverture au marché des concessions. Ce texte est crucial, car le parc hydroélectrique français, le plus important de l'UE avec environ 26,2 GW installés, nécessite 5 milliards d'euros d'investissements pour sa modernisation et son maintien. L'hydroélectricité représente la première source d'énergie renouvelable du pays, couvrant 13,9 % de la production totale d'électricité en 2024, et sa flexibilité est essentielle à la stabilité du réseau. Cette initiative intervient alors que l'UE vise 42,5 % d'énergies renouvelables d'ici 2030, rendant la relance de cette filière stratégique pour la transition énergétique française.
**Analyse Critique**
Cette proposition de loi révèle une tentative de la France de concilier les exigences de concurrence de Bruxelles avec la volonté de préserver une gestion intégrée de ses barrages, en débloquant les investissements cruciaux pour le secteur. L'accord prévoit notamment le passage d'un régime de concession à un régime d'autorisation pour certains ouvrages et la mise à disposition par EDF de six gigawatts de capacités hydroélectriques "virtuelles" à des tiers via des enchères. Cependant, un angle mort majeur réside dans les modalités exactes de ces capacités virtuelles et leur capacité réelle à stimuler une concurrence significative sans fragmenter la gestion stratégique de l'eau. L'implication est que, si elle est bien menée, cette réforme pourrait enfin permettre les investissements nécessaires, notamment dans les Stations de Transfert d'Énergie par Pompage (STEP), essentielles pour la flexibilité du réseau et l'intégration des autres énergies renouvelables.
Sources de l'analyse
Ces sources ont été consultées par l'IA pour enrichir l'analyse avec des données contextuelles.
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