La politique solaire de 2026 : qui en bénéficiera et qui en pâtira ?
L'Éclairage Watts Else
"Malgré une baisse de 13% des aides pour les installations > 9kWc, la France reste à 20 GW quand l'Allemagne dépasse 80 GW, soulignant un frein persistant au déploiement des grandes toitures et parcs solaires."
Résumé de l'article
Dès le 1er trimestre 2026, l'État français ajuste ses aides au photovoltaïque pour les demandes de raccordement déposées entre le 1er janvier et le 31 mars 2026. Les primes à l'autoconsommation pour les installations ≤ 9 kWc restent à 80 €/kWc, mais baissent de 13% pour les puissances supérieures. Les tarifs de rachat du surplus pour les ≤ 9 kWc sont maintenus à 0,04 €/kWh, tandis que ceux des installations plus grandes subissent une baisse de 13%.
Analyse Expert
La réforme des aides au photovoltaïque en France pour le premier trimestre 2026 intervient dans un contexte de forte accélération de la transition énergétique, où la capacité solaire installée en France a atteint environ 25,3 GW fin 2024. L'Union Européenne vise collectivement 42,5% d'énergies renouvelables d'ici 2030, avec un objectif spécifique de 625,2 GW de capacité solaire. La France s'est fixée des objectifs ambitieux, ciblant 54 à 60 GW de solaire d'ici 2030. Malgré une baisse de 15% des coûts d'installation en 2024 et une chute de 25% des coûts de production des panneaux depuis début 2023, le marché reste marqué par la volatilité des prix spot de l'électricité, qui s'établissaient à 153,07€/MWh le 15 janvier 2026, après une moyenne de 58 €/MWh en 2024.
**Analyse Critique**
L'ajustement des aides, qui maintient les primes pour les petites installations (≤ 9 kWc) mais réduit de 13% celles des puissances supérieures, semble paradoxal face à l'objectif de rattrapage de la France par rapport à des pays comme l'Allemagne, qui a dépassé les 100 GW de capacité solaire fin 2024. Cette réforme risque de renforcer le frein persistant au déploiement des grandes toitures et parcs solaires, comme le souligne l'article, alors que 92% des nouvelles installations raccordées en France au troisième trimestre 2024 sont déjà de petite puissance. En favorisant l'autoconsommation résidentielle tout en diminuant le soutien aux projets de plus grande envergure, la France pourrait manquer l'opportunité d'accélérer significativement sa capacité de production, essentielle pour atteindre ses propres objectifs ambitieux de 2030, dont une part significative est attendue des installations au sol et sur grandes toitures.
Sources de l'analyse
Ces sources ont été consultées par l'IA pour enrichir l'analyse avec des données contextuelles.
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