Relâcher les exigences d'émissions pour les véhicules : une vaine tentative pour l'industrie européenne et le pouvoir.
L'Éclairage Watts Else
"En privilégiant les SUV thermiques, l'industrie européenne cède déjà du terrain à la Chine qui, en 2023, a produit 60% des véhicules électriques mondiaux, contre seulement 20% pour l'UE."
Résumé de l'article
Les constructeurs automobiles réclament un assouplissement des normes CO2 et un report de l'objectif 2035 pour les véhicules thermiques. L'analyse d'I4CE montre que leurs difficultés sont exagérées, leurs marges opérationnelles ayant augmenté par la vente de SUV. Assouplir la réglementation, alors que la Commission européenne révise les normes, ne sauverait pas l'industrie et compromettrait les investissements en électrification.
Analyse Expert
L'industrie automobile européenne est à un carrefour critique, confrontée aux objectifs ambitieux de décarbonation de l'UE et à une concurrence mondiale accrue, notamment de la Chine. Alors que l'Union européenne maintient son objectif d'interdiction de vente de véhicules thermiques neufs à partir de 2035, incluant les hybrides, les constructeurs réclament un assouplissement des normes CO₂. Cette tension survient dans un marché où les SUV continuent de dominer, représentant près de 54% des immatriculations en Europe en juillet 2024, un nouveau record. Parallèlement, la part des véhicules électriques dans les ventes européennes, environ 15% en 2023, devrait atteindre 25% ou plus en 2025, malgré un ralentissement de la croissance en 2024.
**Analyse Critique**
L'analyse d'I4CE révèle une dissonance entre les difficultés alléguées par les constructeurs et leur réalité économique, leurs marges opérationnelles ayant augmenté en 2023 grâce à la vente de modèles plus grands et rentables comme les SUV. L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) plaide pour une flexibilité réglementaire et la reconnaissance des carburants alternatifs pour rendre les objectifs 2030-2035 atteignables, craignant des amendes de 20 à 25 milliards d'euros d'ici 2030 sans révision. Cependant, un tel assouplissement risquerait de compromettre les investissements déjà réalisés dans l'électrification, notamment les 12,5 milliards d'euros investis dans la fabrication de batteries en 2023. En privilégiant cette stratégie, l'Europe cède du terrain à la Chine, dont la part dans les ventes de véhicules électriques en Europe est passée de 5% à 15% entre 2015 et 2023.
Sources de l'analyse
Ces sources ont été consultées par l'IA pour enrichir l'analyse avec des données contextuelles.
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