La Cour des comptes exhorte l'État à débloquer le potentiel inexploité de la géothermie.
L'Éclairage Watts Else
"Les 233 M€ de subventions annuelles pour la géothermie s'avèrent inefficaces, car les coûts administratifs et les primes de risque liées à la complexité réglementaire absorbent une part significative des fonds, plutôt que de financer directement les 15 à 20 projets profonds nécessaires pour atteindre les 6 TWh d'ici 2030"
Résumé de l'article
La Cour des comptes a publié un rapport mardi, constatant que la géothermie ne représente que 1% de la consommation finale de chaleur en France. Malgré 123 M€ pour la géothermie profonde et 110 M€ pour la géothermie de surface en 2024, les objectifs de la PPE (multiplier par quatre la production d'ici 2035, 6 TWh d'ici 2030) sont compromis. Elle exhorte l'État à lever les freins structurels (coûts, risques, complexité réglementaire) par une meilleure organisation des soutiens et simplification.
Analyse Expert
La géothermie en France, bien que décarbonée et locale, ne représente qu'environ 1% de la consommation finale de chaleur, un chiffre stagnant malgré des objectifs ambitieux de la PPE visant à multiplier par quatre sa production d'ici 2035, avec 6 TWh pour la géothermie profonde et 10 TWh pour la surface d'ici 2030. Ce constat intervient alors que l'Union Européenne vise 42,5% d'énergies renouvelables dans son mix énergétique d'ici 2030 et cherche à doubler sa capacité géothermique. Face à une consommation de chaleur française encore majoritairement fossile, la filière est cruciale pour la décarbonation et la souveraineté énergétique. Un nouveau cadre réglementaire, via le Décret n° 2025-852 d'août 2025, tente de simplifier les procédures, soulignant l'urgence d'agir.
**Analyse Critique**
Le rapport de la Cour des comptes met en lumière l'inefficacité des 233 M€ de subventions annuelles en 2024, une part significative étant absorbée par les coûts administratifs et les primes de risque liés à une complexité réglementaire persistante. Alors que la France est le deuxième producteur européen de chaleur géothermique profonde, la stagnation, voire la baisse des installations de pompes à chaleur géothermiques de surface (2 700 nouvelles en 2024 contre 21 700 en 2008), révèle un angle mort majeur. La réforme du Code minier de 2025, censée simplifier les procédures et mieux gérer les risques géologiques, doit désormais prouver son efficacité pour orienter les fonds vers les 15 à 20 projets profonds nécessaires, plutôt que de voir les coûts initiaux élevés (jusqu'à 40 000 € pour le résidentiel et 16 M€ par projet profond) freiner le déploiement. L'enjeu est de transformer les soutiens financiers en véritables leviers opérationnels.
Sources de l'analyse
Ces sources ont été consultées par l'IA pour enrichir l'analyse avec des données contextuelles.
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