Dossier : La Loi Huwart, première étape vers la simplification des projets d'urbanisme et de logement.
L'Éclairage Watts Else
"Alors que la loi Huwart assouplit la solarisation des parkings, l'Allemagne impose déjà le photovoltaïque dès 35 places, creusant l'écart sur 2 GW de potentiel énergétique non exploité."
Résumé de l'article
La proposition de loi Huwart, initiée au printemps 2025 par le député Liot Harold Huwart et soutenue par les gouvernements, a été adoptée mi-octobre et promulguée le 26 novembre 2025. Publiée le 27 novembre, elle simplifie les procédures d'urbanisme et le contentieux. L'objectif est de favoriser la construction de logements, surtout en zones de réindustrialisation ou de développement économique. Le texte assouplit aussi l'obligation de solarisation des parkings extérieurs.
Analyse Expert
La loi Huwart, promulguée le 26 novembre 2025, vise à simplifier les procédures d'urbanisme et le contentieux afin de stimuler la construction de logements et le développement économique. Dans ce cadre, elle introduit un assouplissement notable des obligations de solarisation des parkings extérieurs, initialement établies par la loi APER. Cette évolution intervient alors que la France, avec 12,1 TWh d'électricité solaire produite au premier semestre 2024 représentant 5,1% de sa consommation, possède un potentiel photovoltaïque considérable sur ses parkings, estimé entre 11 GW et 31,7 GW selon les études. L'enjeu est crucial, d'autant plus que la France n'a pas atteint ses objectifs européens de 23% d'énergies renouvelables en 2020, plafonnant à 19,1%.
**Analyse Critique**
L'assouplissement apporté par la loi Huwart, permettant un ombrage mixte combinant photovoltaïque (minimum 17,5% de la surface totale) et végétalisation, représente un angle mort significatif pour la transition énergétique française. Alors que l'Allemagne, par exemple, impose déjà le photovoltaïque sur les parkings dès 35 places dans certains Länder, la France choisit une voie moins contraignante. Cet écart risque de freiner l'exploitation d'un potentiel énergétique substantiel, estimé à plusieurs gigawatts, et de ralentir l'atteinte des objectifs européens de 42,5% d'énergies renouvelables d'ici 2030. La flexibilité introduite, bien que facilitant la mise en œuvre pour certains acteurs, dilue l'ambition initiale de la loi APER, potentiellement au détriment d'une accélération indispensable du déploiement solaire.
Sources de l'analyse
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