Le décret officialisant la sixième période des CEE est publié.
L'Éclairage Watts Else
"Le renseignement obligatoire des coûts et aides hors CEE dès juillet 2026 révèle une lacune antérieure dans l'évaluation de l'effet levier réel du dispositif, masquant un surcoût pour les consommateurs dont l'obligation s'accroît de 27%."
Résumé de l'article
L'arrêté du 24 décembre 2025 met en œuvre la sixième période des Certificats d'économies d'énergie (CEE), débutée en 2026. Il concrétise une hausse de 27% des obligations, soit 1 050 TWh cumac/an, dont 280 TWh pour les ménages modestes. La durée maximale de contractualisation passe de quatre à cinq ans. Dès juillet 2026, les coûts et aides hors CEE devront être renseignés. Les bénéficiaires non obligés peuvent profiter des "Coups de pouce" pour leur patrimoine dès février 2026.
Analyse Expert
La sixième période des Certificats d'économies d'énergie (CEE), lancée début 2026 pour une durée de cinq ans, représente un pivot majeur de la politique française de maîtrise de la demande énergétique, s'alignant sur les objectifs européens ambitieux. L'Union Européenne vise une réduction de la consommation finale d'énergie d'au moins 11,7 % d'ici 2030 par rapport aux projections de 2020, se traduisant pour la France par un objectif de 1243 TWh en 2030, soit une réduction de 28,7% par rapport à 2012. Cette nouvelle période accroît l'obligation nationale de 27%, atteignant 1 050 TWh cumac/an, dont 280 TWh spécifiquement alloués aux ménages modestes. Le dispositif, qui a représenté un coût de 164 € par ménage français en 2023 via les factures d'énergie, voit les prix des CEE classiques fluctuer autour de 9,45 €/MWhc et ceux de précarité à 15,83 €/MWhc en décembre 2025, signalant une pression croissante sur les obligés et, in fine, sur les consommateurs.
**Analyse Critique**
L'arrêté du 24 décembre 2025 révèle une volonté d'intensifier l'efficacité du dispositif CEE, notamment par l'allongement de la durée maximale de contractualisation à cinq ans et l'obligation de renseigner les coûts et aides hors CEE dès juillet 2026. Cette dernière mesure est cruciale car elle adresse une lacune antérieure, souvent pointée du doigt par des rapports comme celui de la Cour des comptes qui estimait en 2023 que 30% des économies affichées étaient surestimées et que le dispositif coûtait 6 milliards d'euros par an en 2022 et 2023. L'augmentation de 27% des obligations, bien que nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques, risque d'accroître la charge financière pour les obligés et, par répercussion, pour les consommateurs, avec des estimations prévoyant un coût annuel par ménage pouvant atteindre 450 à 912 euros à partir de 2026. Si les "Coups de pouce" pour les bénéficiaires non obligés agissant sur leur propre patrimoine sont une avancée pour la rénovation, la complexité administrative et le risque de fraude restent des angles morts nécessitant une vigilance accrue pour garantir l'effet levier réel du dispositif.
Sources de l'analyse
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