Le ministre du Logement alerte sur une nouvelle interruption de MaPrimeRénov' dès le 1er janvier, par manque de fonds.
L'Éclairage Watts Else
"La répétition des suspensions de MaPrimeRénov' désorganise un secteur du bâtiment déjà en récession (-10% d'activité en 2024), compromettant la confiance des ménages et l'investissement des 450 000 artisans français."
Résumé de l'article
Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun annonce une nouvelle suspension de MaPrimeRénov' au 1er janvier 2026 si le projet de loi de finances n'est pas voté. Cette situation, similaire à début 2025, concerne près de 80 000 dossiers en cours. Si le budget est adopté, le ministre souhaite rouvrir le dispositif à tous les ménages, prioriser les rénovations globales et exclure les monogestes. Il envisage aussi une "banque de la rénovation" pour les copropriétés.
Analyse Expert
La suspension annoncée de MaPrimeRénov' au 1er janvier 2026, faute de budget voté, marque une nouvelle perturbation majeure pour la transition énergétique française. Cette répétition des arrêts du dispositif, déjà observée début et mi-2025, intervient alors que l'Europe vise des "bâtiments à émissions nulles" d'ici 2030 et une vague massive de rénovations. En France, le secteur du bâtiment est déjà en récession, avec une activité des TPE en recul de 3% à 4% en 2025, et plus de 80 000 dossiers MaPrimeRénov' sont actuellement en attente. Cette instabilité budgétaire compromet gravement la confiance des 450 000 artisans et des ménages, pourtant essentiels pour atteindre les objectifs ambitieux de rénovation.
**Analyse Critique**
L'intention ministérielle de rouvrir MaPrimeRénov' à tous les ménages et de prioriser les rénovations globales, tout en excluant les "monogestes" (sauf exception), s'aligne avec les objectifs 2026 de l'Anah visant une efficacité énergétique réelle. Cependant, cette approche "stop and go" est vivement critiquée par les professionnels du bâtiment, comme la Capeb et la FFB, qui dénoncent une "irresponsabilité" parlementaire et un impact négatif sur les trésoreries et l'emploi local. Malgré cette incertitude, la demande de rénovation demeure forte, avec 26% des Français prévoyant des travaux significatifs en 2026, et les rénovations d'ampleur ont progressé de 63% en 2025. Le projet de "banque de la rénovation" pour les copropriétés est pertinent, mais l'urgence est de restaurer une visibilité budgétaire pour soutenir une filière en tension.
Sources de l'analyse
Ces sources ont été consultées par l'IA pour enrichir l'analyse avec des données contextuelles.
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